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SANCHO par Buzz ...

  : Ajouté le 6/9/2007 à 11:49

SANCHO !!

 

Un a la derecha, dos a la izquierda, tres al centro…voilà le sancho ! Un jeu de carte Argentin un peu débile mais bien marrant où le but est de ne pas perdre pour ne pas finir complètement bourré. H2S aura peu pratiqué, vu notre sérieux, pour être toujours en forme, mais on a vu ce que ça peut donner avec l’équipe de l’appart’ d’à coté !

 

Sinon quoi dire de plus sur ce séjour dans l’hémisphère Sud. Plein de choses évidement. D’abord que c’était l’hiver, ce qui est très bien surtout quand on aime bien l’hiver. Et puis vu l’été qu’on a eut c’est sur l’hiver c’est vraiment mieux. Ensuite qu’on a eut de la neige, ce qui est encore mieux quand on est en hiver. Avec tout ça on a pu donc rider, un max, se taper les plus gros smilles du monde, vivre des sensations inoubliables et se taper des bons gros dénivelés. Quand je vous dis que l’hiver c’est le pied…

 

Pour ma part le séjour a démarré avec beaucoup d’émotions dès la descente de l’avion à Buenos Aires. En effet Caro m’attendais là, un peu perdu tout comme moi, alors que nous ne nous étions pas revus depuis 7mois. Caro…mais c’est qui ça ? Pour les gens qui visitent le blog il vous faut comprendre la copine de Seb (c'est-à-dire moi…hé hé). Nous nous étions quittés début Janvier lorsque la miss partait pour un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud (elle n’est d’ailleurs toujours pas rentrée mais ça ne devrait plus tarder). Bref je vous laisse le soin d’imaginer un peu le bonheur et les palpitations : 12h30 de vol, 5h de décalage horaire, une température qui passe de +24°C à 5°C et un changement de saison. Tout était réuni pour une bonne dose d’émotions, et ce fut le cas. La petite semaine que nous avions devant nous avant de rejoindre le reste de l’équipe H2S nous a permis d’aller faire un tour aux chutes d’Iguazu situées à la frontière Brésilienne : un petit retour à la chaleur avant de mettre les pieds dans la neige. C’est un endroit impressionnant, les plus grosses chutes d’eau au monde, un truc de malades. Je vous poste 2-3 petites photos pour vous mettre l’eau à la bouche !!

 

Mais bon quand même l’hiver c’est bien et l’hiver en station c’est encore mieux. Alors je passe les détails de la capital Buenos Aires : c’est une grande capital, y’a du monde, des voitures, des immeubles, ça pue l’essence, bref pas de quoi y rester des lustres surtout  pour ceux qui sont plutôt branchés montagne. Je vous passe aussi le bus, celui qui nous emmène à Las Lenas. Quoi que, les bus Argentins c’est quand même pas mal du tout. Là bas il n’ont quasiment pas de train donc tout les longs déplacements se font avec les bus (on dit d’ailleurs « un bus » en Espagnol, ce qui est très proche du Français et donc bien pratique quand on est nul en Espagnol comme moi). Ca ressemble un peu à un avion sauf que qu’il a 6 roues, voir plus, 2 étages, et qu’il roule. C’est la grande différence avec l’avion. Le bus ne vole pas, mais je pense que vous le saviez déjà. C’est pourquoi il nous faudra un truc comme 16h pour rejoindre la station. Le trajet ce fait à l’aise, assis sur des sièges bien conforts qui se basculent en quasi couchette comme dans les avions et même mieux. A bord service boisson, bouffe, film etc.…Les conducteurs se relaient sans s’arrêter, je ne sais même pas s’ils stoppent pour donner à boire au moteur !! A chaque fois je dormais je n’ai donc jamais pu vérifier cette information qui restera du coup un grand mystère. Mais pas d’inquiétude Sherlock Holmes est sur le coup.

 

Parlons peu, parlons bien. Les chutes d’Iguazu ça claque, Buenos Aires c’est sympas, le bus c’est marrant, mais nous voilà maintenant à la destination finale : LasLenas (alias les bûchettes en Espagnol….oui m’sieur comme j’vous le dis). Avec un début météo difficile il a fallut nous occupez comme nous pouvions en attendant le beau temps et les 1ers jours de powpow. On a donc patienter avec la découverte de la station, le freeride cheval, la recherche Arva, les assados et bien sur la bonne grosse soirée en boite ou tout le monde se dit le lendemain matin que finalement on aurait pas dû. Comme vous avez certainement pu le lire dans l’article de Yann « A caballo en la Pampa », le freeride cheval et moi….ça fait 2. Quoi que ma manière de monter le bourrin est assez freestyle…une chute par-ci, une autre par-là et enfin une 3ème pour bien finir. Oui je l’avoue je suis nul en cheval. Pour une 1ère c’était assez rock’n’roll. Mais même pas mal, même pas peur, j’y retourne dès que je peux. En tout cas les paysages y étaient magnifiques et on a vite un vrai sentiment de liberté avec ces bêtes là. Forcément le cheval là-bas c’est freeride: tu vas ou tu veux,  comme tu veux et surtout tu tombes comme tu veux. Alors dans ces conditions je veux bien en reprendre une dose.

 

Et forcément un jour il c’est mis à faire beau, à ne plus neiger, à ne plus avoir de brouillard. Et on était là. Dès les 1ères éclaircies, pour ne pas rater les 2 premiers runs du séjour. Mythiques, fantasmagoriques, hallucinants, délirants, incroyables, inoubliables….bref un truc indescriptible. J’avais comme souvenir un run d’anthologie lors de l’hiver 98, dont tous les accros de skis se souviennent (je parle de l’hiver pas de mon souvenir, vous suivez là !). C’était à Arêches lors d’une journée comme on en fait plus avec des quantités de neige digne des plus belles vidéos, une neige profonde qui vous recouvre le bonnet à chaque virage et où il faut bientôt un tuba pour ne pas s’étouffer.  Je pensais alors avoir vécu ce qu’il se fait de mieux en matière de ride. Et bien non, enfin pas tout a fait. De même j’ai déjà eut la chance de rider une fois en Nouvelle-Zélande, dans des conditions pas terribles je vous l’accorde, mais je pensais connaître un peu les neiges de l’hémisphère Sud. Mais celle des Andes et quelque chose d’encore plus exaltant, de plus plaisant et de plus facile à rider. Au contraire des Alpes, ici la powpow se ride en surface, tout en glisse et touché, comme en lévitation, comme sur de l’eau. La surface de contact avec le ski est très fine, du tail au milieu de la chaussure tout au plus. Alors ces deux premiers runs resterons pour moi une sensation formidable, quelque chose de jamais ressenti encore. Le 1er run ne sera même quasiment qu’un straight, à peine 3 ou 4 virages, tellement cette sensation de flotter était bonne. Je comprends mieux maintenant pourquoi les gars dans les vidéos se tape ce genre de délire. Jamais je n’aurais sacrifié un run comme ça dans les Alpes. Mais ici la neige ne pousse pas au virage, elle pousse à la vitesse, à la légèreté. Un petit coup d’œil a droite et op les skis suivent votre regard. Un peu d’appui sur l’arrière et op l’avant se lève, tout seul, sans effort.  Easy riding, même pas mal aux jambes. C’est vraiment un truc spécial.

Et puis forcément quoi dire devant une pente vierge de chez vierge avec quasiment 1000m de dénivelé, sans replat ni cassure ou l’on voit la fin depuis le haut.  Ah si y’a un truc a dire, ou plutôt a crier, du genre « yeeeessss » ou « c’est troooop boooon » etc…Et puis vous crier aussi pendant le run et à la fin parce que vraiment ça s’arrête jamais d’être bon. Peut-être ais-je découvert un orgasme hivernal ou un truc dans le genre !

 

·         Dites c’est grave docteur ?

·         Non, non, je vous rassure tout va bien ça fait ça à tout le monde.

·         Vous me ferez une cure pendant quelques jours : 2 le matin, 1 à midi et 2 le soir a renouveler une fois par an et sans modération.

·         Ah merki docteur !!

·         Bon là il faut que je file j’ai pas pris ma dose du matin…

 

Bref voilà un peu le genre de sentiments qui m’ont parcourus pendant le séjour. Evidement il y à le coté humain de l’aventure, les gens rencontrés, les après skis qui partent en sucette, les fous rires etc…Mais pour cela Lolo à déjà parfaitement résumé ce qu’on a tous pu éprouver, tout est dans les précédents articles. Je vous laisse le soin de relire tout ça, Lolo l’a écrit de très belle manière.

 

En tout cas j’espère ne pas avoir été trop long et pour tous les amoureux du ride, sérieux allez faire un tour là-bas c’est une expérience à vivre.

Merci à toi qui a lu ces quelques lignes, tu peux maintenant reprendre une activité normale et allez boire un coup. Forcément de telles émotions çà vous sèche un homme !!!

Allez  tchao tout le monde et que la powpow soit avec vous…..

 

Seb

 


 

 

 

 

 



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